Magazine
bio actualités 6/10
Produits Bourgeon primés
C'est l'article qui fait la une dans le nouveau bio actualités.
Bio Suisse a distingué les meilleurs produits Bourgeon lors du BioMarché de Zofingue. Sur les 123 spécialités des catégories «Produits laitiers et de petite boulangerie» présentées, 42 ont obtenu une distinction. Ces produits peuvent donc arborer le Bourgeon Gourmet. Deux produits ont en outre reçu une distinction spéciale: le yogourt nature au lait de bufflonne de la Chäs-Hütte de Meierskappel LU et le Panettone Artigianale de la Coopérative Biofarm de Kleindietwil BE.
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Table des matières, Éditorial N° 6/10 (225 KB)
bio actualités 5/10
Faire vivre la biodiversité
C'est l'article qui fait la une dans le nouveau bio actualités.
Les fermes bio contribuent plus à la biodiversité que les exploitations conventionnelles. Les Journées portes ouvertes dans les fermes bio permettent aux visiteurs de voir comment les vieux arbres, le bois mort, les bandes prairiales ou les mares qu’on trouve dans les fermes Bourgeon contribuent à cette richesse naturelle. Les visiteurs découvrent ce que le ver de terre signifie pour le sol et le rouge-queue à front blanc pour les terres cultivées, mais aussi d’où viennent les produits bio.
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Table des matières, Éditorial N° 5/10 (236 KB)
bio actualités 4/10
Un fromage champion du monde: Bon pour les papilles et le village
Le fromage bio «Andeerer Traum» (Rêve d’Andeer) de la maîtresse fromagère Maria Meyer a été primé deuxième meilleur fromage lors des championnats du monde. Cette médaille d’argent prouve que la production Bourgeon est une bonne base pour l’excellence gustative des produits. Dans la commune grisonne d’Andeer, ce fromage bio crée en outre des places de travail et assure à cinq paysans bio un bon prix du lait.
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bio actualités 3/10
Agriculture bio et commerce équitable en Suisse
Les premiers pionniers bio étaient d’accord là-dessus: le bio n’est pas seulement affaire d’écologie, mais aussi d’équité. Or équité signifie plus que des prix justes. Cet idéal revient maintenant dans les préoccupations des producteurs biologiques suisses. L’Assemblée des délégués de Bio Suisse a débattu et adopté le 14 avril du texte du nouveau chapitre «Commerce équitable» du Cahier des charges. Il s’agit du commerce équitable chez nous, en Suisse, et pas ou pas encore du commerce équitable entre le Nord et le Sud.
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bio actualités 2/10
Les alouettes préfèrent le bio
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Les surfaces dites de compensation écologique permettent d’augmenter la biodiversité, mais elles doivent être mises en place et entretenues correctement pour vraiment favoriser la diversité spécifique, génétique et écosystémique. Le bio actualités a parlé de leurs potentiels et de leurs limites avec Thomas Buchli du Schlatthof, une ferme bio de 110 hectares au sud de Bâle.
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bioactualités 1/10
Le plus grand grossiste bio se réorganise
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La fusion de Vanadis, de Via Verde et d’Eichberg pour devenir Bio Partner Schweiz AG en 2007 se déroula difficilement. Lors de la prochaine assemblé générale (AG) à la mi-mars, un conseil d’administration profondément remanié, un investisseur supplémentaire et une ligne bon marché devraient amener de l’air frais. Il est très important pour la troisième force bio (les deux premières étant Coop et Migros) que Bio Partner Schweiz AG soit solide. En effet, le probablement futur accord de libreéchange permettra aux chaînes et grossistes étrangers d’avoir accès au Biobusiness suisse.
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Table des matières et Éditorial 10/09
FORMATION
L’École Bio est devenue une réalité
Ça bosse dur à l’École Bio établie au Bio Schwand à Münsingen BE – et l’ambiance est bonne. Le modèle développé par Bio Suisse pour cette formation pilote a fait ses preuves et s’impose dans toute la Suisse. Reportage et article de fond.
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PRODUCTION
C’est des verrats que Demeter veut engraisser
La castration à vif des porcelets appartient maintenant au passé. L’Association pour la biodynamie, qui veut faire avancer la stratégie la plus respectueuse des animaux, démarre un projet concret avec le FiBL.
ÉCONOMIE RURALE
Investissements: Un mode d’emploi
Un mode d’emploi fait le tour des points importants pour investir à bon escient, et deux praticiens livrent leurs expériences et conseils.
ICI ET MAINTENANT 16
La Suisse romande manque de fermes bio
La Romandie manque cruellement d’agriculteurs bio. Pourquoi? Et que peut-on faire? Le bio actualités a interviewé deux conseillers bio romands.
BIO SUISSE
Ce que l’Assemblée des délégués a décidé
Oui à la ligne suivie par le Comité en matière de libre-échange agricole. Non à la sortie de la CISA, la Communauté d’intérêts pour le secteur agro-alimentaire suisse.
Alfred tourne une nouvelle page
Éditorial de Urs Niggli
Chaque mois pendant huit ans, Alfred Schädeli a réalisé avec Markus Bär un nouveau numéro du bio actualités en trois langues. Ce numéro est le dernier placé sous sa houlette. Une fois de plus il tourne une page: en 2001 il arrivait à la Rédaction après avoir quitté la ferme biodynamique de ses parents, et maintenant il quitte la Rédaction pour reprendre le domaine de recherches de 37 hectares du FiBL que, en tant que locataire, il va faire passer de l’organobiologie à la biodynamie.
Le bio actualités a beaucoup changé au cours de ces huit ans. En 2002 il se met à la couleur et s’enrichit de plus nombreuses illustrations et d’une nouvelle rubrique, «Le Dernier Mot», ou les producteurs bio disent leurs quatre vérités et clouent le bec – avec raison – à maint fonctionnaire de l’agriculture biologique, le soussigné y compris. Alfred a toujours trouvé très important que le mouvement bio puisse parler ouvertement et sans aucune censure dans le bio actualités.
Nouveau lifting en 2005 pour le bio actualités, qui devient plus agréable à lire. Depuis lors des citadin-e-s y expriment sans détour ce qu’ils pensent des produits bio. Depuis le premier numéro paru il y a 19 ans, le bio actualités est devenu le principal trait d’union entre les maintenant plusieurs milliers de familles paysannes biologiques d’un côté et Bio Suisse et le FiBL de l’autre. Alfred a notablement contribué à cette réussite avec sa plume légère, son engagement inébranlable pour l’agriculture biologique et sa fine intuition de la pratique.
lfred Schädeli n’aura donc plus que sporadiquement «le dernier mot» dans le bio actualités à partir de l’année prochaine, mais la «succes story» du bio actualités continue: la Rédaction sera tout d’abord dirigée conjointement par Markus Bär avec Jacqueline Forster et Christian Voegeli de Bio Suisse puis, au printemps, l’équipe se retrouvera de nouveau au complet avec l’arrivée de Stefan Jaun, un des grands journalistes agricoles de notre pays.
Je souhaite à Alfred bonne chance pour son nouveau défi, à la nouvelle équipe du bio actualités bonne réussite, et à tous les paysans et paysannes tout de bon dans leurs fermes et leurs familles.
Urs Niggli, directeur FiBL
Table des matières et Éditorial 9/09
MARCHÉ
Le prix du lait bio est pris dans la tourmente du marché conventionnel
La production de lait bio diminue et la demande est stable, mais le prix du lait bio semble être aspiré par la chute du prix conventionnel. Bio Suisse cherche à découpler les deux marchés.
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Baser la publicité sur de vraies valeurs
Les valeurs éthiques peuvent devenir des arguments de vente: dans le cadre d’un projet de l’UE, les consommateurs et consommatrices suisses livrent des résultats importants dans les domaines du bien-être des animaux, de la régionalité et des prix équitables.
ARRÊT SUR IMAGE
Des marchés d’automne hauts en couleurs
Petite balade pleine de couleurs vives à travers les fêtes et les marchés bio où les producteurs et productrices bio ont somptueusement présenté le Bourgeon au public.
CONSEILS
Les achats de poussins non bio
À partir du premier janvier prochain, les aviculteurs Bourgeon pourront acheter des poussins à des entreprises bio fédérales ou PI s’il n’y a pas assez de poussins de qualité Bourgeon sur le marché. Mais seulement sur autorisation et contre le paiement d’une taxe incitative.
Comment lutter pour un marché équitable
Éditorial de Alfred Schädeli
La «lutte pour le marché» des associations paysannes protestatrices radicales est contre-productive. Lancer ses bottes d’écurie contre la directrice de l’économie publique, qui recherche le dialogue, ou conduire de puissants tracteurs climatisés et utiliser les bossettes à pression soit pour vidanger du lait dans les champs récoltés soit pour puriner des centrales laitières ne leur attire pas les bonnes grâces de la population. Sans compter que, actuellement, de nombreux non-producteurs de lait doivent aussi se serrer la ceinture.
La «lutte pour le marché» conduite par le groupe d’intérêts paysans Big-M n’a en fait vraiment pas grand-chose à voir avec le marché, la lutte pour les parts de marché ou la lutte pour la puissance commerciale. Peut-être davantage avec des exigences syndicales, la lutte des classes et l’activisme politique – ou, comme le dit la NZZ, simplement avec des manoeuvres de partis politiques: le PDC et l’UDC cherchent à attirer la base paysanne.
Les activistes des grèves du lait qui se déclenchent dans toute l’Europe et qui exigent un prix agricole «équitable» à coups d’actions parfois de mauvais goût feraient mieux de regarder d’un peu plus près la conjoncture du marché, d’en rechercher les points faibles et de les réparer, tant il est vrai que cela permet d’obtenir pas mal de choses, comme le démontre la conjoncture actuellement assez solide du marché suisse du lait bio. Or cette lutte pour un marché responsable est quand même un vrai travail de forçat, et elle peut mener à la conclusion que l’ennemi de classe ne siège ni au Palais fédéral ni chez les transformateurs, mais qu’il se trouve dans ses propres rangs. Les excédents ne sont tout de même produits ni par les conseillères fédérales ni par les marchands de fromage.
Si ceux qui luttent ainsi pour un marché équitable assumaient plus de responsabilités pour les marchés, soignaient le contact avec la population, donnaient plus de poids au bien-être des animaux et à la protection des ressources, s’ils se dirigeaient vers la production de lait avec des fourrages grossiers et très peu de concentrés, ils auraient résolu une grande partie des problèmes du marché du lait et se rapprocheraient nettement plus du prix du lait équitable. Mais ils seraient alors tous des… paysans bio.
Alfred Schädeli, rédacteur bio actualités
Table des matières et Éditorial 8/09
NOUVELLES TECHNOLOGIES
Nanotechnologies et produits bio
Les effets des nanoparticules de synthèse sur l’homme et l’environnement sont encore si mal connus que Bio Suisse refuse pour le moment de les laisser s’immiscer dans la production, la transformation et l’emballage des denrées alimentaires et fourragères Bourgeon.
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ICI ET MAINTENANT
Plus de demande et moins de reconversions
Les agriculteurs rechignent à se reconvertir à l’agriculture biologique bien que la demande augmente continuellement. Bio Suisse a voulu savoir pourquoi et a chargé l’ART Reckenholz-Tänikon de mener l’enquête.
«Semer l’Avenir!»
La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a semé l’avenir dans son canton d’origine. «Semer l’Avenir!»? Une bien sympathique manière d’unir ville et campagne pour lutter contre les OGM sans rien saccager.
ARRÊT SUR IMAGE
L’Aubier a trente ans: visite d’anniversaire
Plaisir et devoir journalistique peuvent faire bon ménage, à preuve cette visite du bio actualités à l’Aubier, une petite initiative idéaliste devenue grande et forte après 30 ans de développement.
Rolf Kaufmann, un pionnier du vin bio
Entretien avec Rolf Kaufmann, membre fondateur et ex-président de l’Association pour la viticulture biologique qui est devenue l’actuelle commission technique Biovin.
Nanoparticules: Risques inconnus
Éditorial de Sara Stalder
Passant quasiment inaperçues, se faufilant pour ainsi dire par la porte de derrière, les nanoparticules se sont insinuées dans notre quotidien. «Économisez du temps au travail, dans le ménage et dans vos hobbys: les surface traitées sont beaucoup plus faciles à nettoyer!» Les arguments de ce genre ont convaincu des masses de gens sans qu’on sache quelles techniques se cachaient derrière. Assez vite cependant, des voix se sont élevées contre de possibles dangers des nanoparticules. Les nanorevêtements ne provoquent-ils donc pas que des économies de temps? Les parallèles avec l’amiante sautent aux yeux: la «fibre miracle» s’est retrouvée dans de très nombreux produits dès 1900. En dépit se tous les appels à la prudence, l’UE ne l’a interdite que plus de cent ans plus tard!
Il semble ancré dans sa nature que l’homme ne veut se priver d’aucun confort et a tendance à occulter généreusement les nouveaux risques inhérents aux nouvelles techniques. Les textiles sportifs nanoenduits promettent moins de mauvaises odeurs, les emballages nano prolongent non seulement l’apparence de fraîcheur mais aussi la conservation des aliments. Pourquoi donc hésiter à profiter de tous les avantages possibles?
Eh bien, parce que les nanoparticules sont imprévisibles et que leur extrême petitesse leur permet de se répandre partout sans obstacle. Une fois libérées elles restent libres – et totalement incontrôlables. Même les offices fédéraux concernés ne savent pas ce que les nanoparticules font de cette liberté, mais ils constatent dans leur plan d’action que leur utilisation peut comporter des risques.
Je suis convaincue que les petits avantages comme les petites économies de temps, les prolongations de la conservation ou l’apparence plus fraîche des produits ne peuvent en aucun cas justifier l’utilisation de ces nanotrucs dont ne sait rien ou presque. Il faut tout d’abord s’assurer qu’aucune source de danger impossible à supprimer ne se révélera. Or, malgré le manque patent de connaissances à ce sujet, l’État se contente d’en appeler à l’autoresponsabilité des offreurs. Nous sommes donc extrêmement satisfaits que d’autres organisations militent aussi pour une stricte limitation de l’utilisation des nanomatériaux.
Sara Stalder, Directrice de la Fondation pour la protection des consommateurs
Table des matières et Éditorial 7/09
BIO SUISSE
Le nouveau directeur Stefan Flückiger
Qui est Stefan Flückiger, le nouveau directeur de Bio Suisse qui a pris ses fonctions à la mi-août? Présentation et interview.
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POLITIQUE
Libre-échange: Le point sur les discussions
«Oui, mais seulement avec une stratégie qualitative », dit Bio Suisse à propos du projet d’accord de libre-échange agricole avec l’UE. Où en est-on? Un bilan intermédiaire livré par Martin Bossard.
Bio Suisse et les paiements directs
Dans le dernier bio actualités, le directeur de l’Office fédéral de l’agriculture Manfred Bötsch expliquait le nouveau système de paiements directs qu’il propose d’instaurer, et dans ce numéro c’est Bio Suisse qui prend la parole et exige des améliorations.
PRODUCTION
Produire des tomates bio toute l’année
Un nouveau type de serre ultrasophistiquée permet de stocker la chaleur de l’été pour l’utiliser en hiver.
La Sussex est-elle la meilleure poule bio?
Un projet du FiBL cherche la meilleure race de poule pour les fermes bio. La lignée Sussex semble faire ses preuves comme poule pondeuse bio. Et ses poussins mâles pourraient même bien se comporter à l’engraissement.
Le diable se cache dans le détail
Éditorial de Jacqueline Forster-Zigerli
Manfred Bötsch, le directeur de l’OFAG (Office fédéral de l’agriculture), expliquait dans le dernier bio actualités le nouveau système de paiements directs qu’il a proposé (abréviation: DPD pour «développement du système des paiements directs»), qui selon lui continue de promouvoir l’agriculture biologique comme actuellement – contributions bio y compris.
Cette interview de Manfred Bötsch marquait le point de départ des explications que nous désirons fournir à nos estimés lecteurs pour leur permettre de mieux comprendre ce thème aussi important que complexe du nouveau système de paiements directs. Continuant sur cette lancée, nous montrons dans ce numéro pourquoi nous ne sommes pas totalement d’accord avec les propositions de l’OFAG. La politique est compliquée, et quand elle est agricole c’est encore pire. Et le diable se cache dans le détail.
Notre principale critique concerne le fait que des approches réseautées et globales comme l’agriculture biologique ne sont plus encouragées en tant que systèmes comme le prévoit la Constitution. Au lieu de regarder l’ensemble on favorise la spécialisation à outrance. Le stratège politique de Bio Suisse, Martin Bossard, explique plus précisément nos critiques et nos exigences en pages 10 et 11.
Une autre abréviation en étroite relation avec le DPD nous attend dans le contexte du marché libre, il s’agit de l’ALEA – pour accord de libre-échange agricole – qui tente de se mettre en place dans le domaine de l’agroalimentaire. Un premier bilan intermédiaire vous est présenté en pages 6 et 7. Ici aussi la vision d’ensemble joue un rôle central, ce qui explique pourquoi nous nous battons avec tant d’énergie pour faire passer l’idée d’une stratégie qualitative qui mérite vraiment ce nom.
Stefan Flückiger, notre nouveau directeur, se jette maintenant à fond dans la bagarre pour soutenir ces revendications importantes. Il se présente lors d’un entretien retranscrit en pages 4 et 5.
Jacqueline Forster-Zigerli, Responsable des relations publiques de Bio Suisse
Table des matières et Éditorial 6/09
ICI ET MAINTENANT
Qu’advient-il des contributions bio?
L’office fédéral de l’agriculture voulait sortir les contributions bio du nouveau système des paiements directs, mais son directeur Manfred Bötsch assure en interview qu’elles y sont de nouveau.
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FiBL et bio.inspecta: portes ouvertes le 16 août
TRANSFORMATION
Bonnes notes pour les moulins fourragers
Une campagne d’analyses réalisée par bio.inspecta prouve que les résidus d’OGM et de pesticides contenus dans les concentrés bio sont inférieurs aux valeurs limites.
RECHERCHE
Chère coexistence
Dans les régions agricoles morcelées, la coexistence des cultures OGM et non transgéniques est trop chère pour tous les agriculteurs.
MARCHÉ
«Sans OGM» est plus vendeur que «Bio»
Une enquête effectuée auprès des acheteurs occasionnels de produits bio révèle que les critères ponctuels sont plus importants pour eux que l’argument global de l’agriculture biologique.
REPORTAGE
Le commerce équitable entre rêve et réalité
Bourgeon Gourmet pour gourmets Bourgeon
Vision: La Suisse Pays Bio
Éditorial de Regina Fuhrer
Lorsque le nouveau Concept directeur et les Lignes directrices pour la politique de la Fédération ont été acceptés l’automne passé à l’unanimité par l’Assemblée des délégués, c’était à la fois une fin et un début: c’était la fin d’un long processus avec beaucoup de discussions, de questions et de projets, et c’est un nouveau départ vers cette vision de La Suisse Pays Bio que nous avons définie dans le Concept directeur.
Le Concept directeur est la base de la poursuite du développement de l’agriculture biologique. Or la réalité agropolitique a déjà fortement changé depuis l’adoption du Concept directeur: Bio Suisse lutte pour le maintien des primes bio dans les paiements directs et pour qu’une stratégie qualitative réellement digne de ce nom puisse offrir aux producteurs bio – avec ou sans libre-échange agricole – des perspectives d’avenir encourageantes. La vaccination obligatoire contre la maladie de la langue bleue et la situation inquiétante du marché du lait sont d’autres questions brûlantes.
Les beaux mots et les belles phrases d’un concept directeur peuvent très vite sombrer dans l’oubli victimes d’un quotidien fébrile, mais c’est justement quand les temps sont agités et brumeux que les buts et les valeurs que nous y exprimons doivent nous aider à poursuivre notre route de manière cohérente.
Le Concept directeur et les Lignes directrices sont joints à ce bio actualités. Et vous trouverez d’ici peu dans votre boîte aux lettres un magazine spécial sur le nouveaux Concept directeur de Bio Suisse. Sa couverture montre une jeune femme qui travaille dans les champs. Sur son visage se lisent aussi bien l’effort que la joie de faire ce travail. Ce magazine laisse des hommes et des femmes décrire leur relation avec l’agriculture biologique.
Et je ne peux pas ne pas mentionner ici Markus Arbenz, que je remercie du fond du coeur pour ces trois années d’intense engagement pour Bio Suisse. Un nouveau départ l’attend et attend Bio Suisse. Nous nous réjouissons de poursuivre notre route vers La Suisse Pays Bio avec notre nouveau directeur Stefan Flückiger.
Regina Fuhrer, Présidente de Bio Suisse
Table des matières et Éditorial 5/09
MARCHÉ
Filaments argentés sur l’horizon du lait bio
Le prix du lait bio baisse, mais beaucoup moins fort que celui du lait conventionnel. L’écart entre les deux prix se creuse donc et se rapproche des conditions qui règnent dans l’UE.
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Le prix ne fait pas tout
Entretien avec le professeur d’économie Thomas Rudolf de l’université de St-Gall au sujet des conséquences de l’entrée en scène de Lidl, de l’importance de l’alimentation et de la communication des plus-values des produits biologiques.
Les prix des céréales bio
Les prix des céréales fourragères biologiques restent stables malgré la forte demande, mais ceux des pois protéagineux et de la féverole prennent l’ascenseur. Vers le haut.
ICI ET MAINTENANT
Grande fusion des bourses des produits bio
Les grandes bourses bio éparpillées sur Internet, celle de Bio Suisse et celle des Berner Bio Bure, ont fusionné en une seule: www.boursebio.ch.
BIO SUISSE
Lancement du Prix d’encouragement 2009
Équitable, le Bourgeon?
Le Cahier des charges de Bio Suisse contient un chapitre sur le commerce équitable dont le texte n’est pas encore rédigé. Paysans et preneurs de licences engagés lancent la discussion sur un code de conduite.
POL I T IQUE
Référendum contre le Cassis-de-Dijon
Un référendum vient d'être lancé contre le principe dit du Cassis-de-Dijon. Le comité référendaire veut empêcher une loi jugée très dangereuse de passer sans même qu'on s'en rendre compte.
Surf médiatique
Éditorial de Alfred Schädeli
Aimeriez-vous avoir un peu plus de paiements directs? Ou les prix payés pour vos produits devraient-ils être plus élevés? Préféreriez-vous un Cahier des charges moins dur? Ces questions, une étude les a posées à des fermes qui ont tourné le dos à l’agriculture biologique entre 2005 et 2007. La plupart ont répondu oui. Qui s’en étonnera? Ces résultats ne disent pas grand-chose si on les tire de leur contexte. C’est pourtant exactement ce qu’ont fait ces dernières semaines de nombreux journaux de Suisse romande et allemande. «Le Matin», l’«Aargauer Zeitung», le «20 Minuten» et bien d’autres ont cité les premiers résultats d’une vaste étude effectuée par l’Agroscope ART Tänikon avec le soutien de Bio Suisse. Ce travail n’est de loin pas terminé, et de nombreux résultats ne sont encore ni dépouillés ni interprétés. Les premiers résultats, qui ont été présentés en avril à Naters près de Brigue lors d’un séminaire académique, se sont retrouvés sur Internet où les ont découverts nos scribouillards les plus futés.
Les articles sur la «vague d’abandons» taisent pourtant que le marché bio progresse de nouveau fortement en Suisse depuis 2006, de 11,2 % l’année passée pour atteindre 1,44 milliard de francs, que les départs massifs pour cause de renforcement des directives d’affouragement n’a pas eu lieu, et que près de la moitié des abandons étaient dus à l’arrêt pur et simple de l’agriculture. Ou encore que la surface cultivée en bio a – légèrement – augmenté malgré les départs pour atteindre 11,4 % de la surface agricole suisse: avec 121 000 hectares certifiés bio, notre pays n’avait encore jamais eu autant d’agriculture biologique.
La rédaction du bio actualités a aussi eu accès aux premiers résultats de cette étude. Nous avons beaucoup discuté si nous devions écrire quelque chose là-dessus après que de nombreux quotidiens se soient emparés de la question. Vu que les résultats définitifs de cette étude seront disponibles à la fin de l’été, nous avons décidé d’attendre, de ne pas nous laisser mettre la pression et de publier un article complet dans le bio actualités de septembre.
Alfred Schädeli, rédacteur bio actualités
Table des matières et Éditorial 4/09
PRODUCTION
Chaux et chanvre contre feu bactérien
Un groupe d’arboriculteurs bio veulent savoir: ils font eux-mêmes des essais pour tester l’efficacité de la chaux et du chanvre contre le feu bactérien.
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Comment développer les grandes cultures?
Les agriculteurs Bourgeon qui en font paient depuis l’année passée des contributions de 20.– Fr./ha pour le développement des grandes cultures. Cette année, 113 000 francs sont investis dans des projets concrets.
Élevages de vaches mères: exit le sevrage!
Eric Meili, un conseiller du FiBL, expérimente luimême sa dernière idée: renoncer à sevrer les veaux et faire confiance au comportement naturel des vaches mères.
MARCHÉ
Mais où sont donc passés les rôtis?
Une lectrice ne trouve dans sa Coop favorite ni rôtis, ni jarrets, saucisses ou lard bio. Le bio actualités a transmis sa lettre au responsable du secteur viande pour savoir ce qu’il en est.
BIO SUISSE
Les débats de l’Assemblée des délégués
ICI ET MAINTENANT
Antivaccinations: Séquestre prononcé
Le vétérinaire cantonal des cantons de la Suisse primitive a prononcé le séquestre contre plus de 40 opposants à la vaccination contre la maladie de la langue bleue. Les paysannes et les paysans se défendent.
Conférence des régions sans OGM
Nouvelles du congrès européen «Food and Democracy» de Lucerne.
Mesures contraignantes contre grippe globale
Éditorial de Markus Lanfranchi
La langue de nos ruminants a-t-elle ou non le droit d’être bleue? Et qui a le pouvoir et le droit d’en décider? Vu qu’en cas de doute les hommes se tournent toujours du côté des riches et des puissants, la cause semble entendue: tous donnent raison au multipack produit par l’agrochimie, la législation et la justice qui nous force, nous autres paysans incultes, à vacciner nos bêtes sous peine d’être punis. Étonnant tout de même que personne ne semble se rappeler tout ce que ces dernières années ont produit comme mesures de contrainte pour nos élevages et nos cultures. Chez les bovins on a empoisonné les larves de varrons. La vaccination autrefois obligatoire contre la fièvre aphteuse (un vaccin semblable à celui contre la langue bleue) a été entre- temps interdite à cause de ses graves effets secondaires! Et de la DVB, qui devait l’année passée devenir le cauchemar des éleveurs de vaches, on ne parle presque plus cette année. Pas étonnant que les vaches deviennent folles.
Chez les chèvres on a apparemment éliminé la CAE, l’agalactie et la pseudotuberculose. Chez le mouton il s’agissait de brucellose, de Maedi-Visna et de piétin. Les porcs avaient la PE/APP et la peste porcine, qui a été combattue avec une telle rigueur que les éleveurs de cochons laineux avaient été enjoints de vacciner leurs troupeaux par solidarité; car les cochons laineux infectés n’avaient aucun symptôme mais auraient pu contaminer les si faibles races à hautes performances! Et maintenant la grippe porcine frappe à la porte. Pour la grippe aviaire, nous avions eu de la chance que le médicament d’une multinationale suisse ait pu être développé et produit encore avant la soi-disant pandémie…
Il est seulement déconcertant que dans le monde entier, et cela malgré ces menaces de grippes pandémiques, on continue de corriger vers le haut les effectifs des élevages agricoles sous prétexte d’optimisation de la rentabilité.
Et maintenant on permet – et bientôt oblige – de traiter les plantes avec des antibiotiques pour protéger les avatars de l’arboriculture moderne alors que des arbres haute-tige résistants sont abattus par milliers! Qui s’étonnera encore que les insectes (même les abeilles) deviennent de plus en plus rares? Si on continue longtemps comme ça, cela n’ira plus comme ça très longtemps.
Markus Lanfranchi, Verdabbio GR
Édition 3/09
Éditorial de Susanna Küffer Heer
La Charte sociale comble une lacune importante
L’agriculture organo-biologique et biodynamique s’engage pour un travail du sol et une humification durables, pour des plantes saines, pour une production animale respectueuse des animaux, pour la biodiversité floristique et faunistique. Et elle s’est dotée pour cela de directives contraignantes et obligatoires pour tous. Les directives ne couvrent cependant que l’aspect juridique, or l’agriculture biologique est holistique, globale: les besoins des collaborateurs, la commercialisation, la formation des prix et les relations avec les clients en font aussi partie. Les fermes bio peuvent même offrir du travail et un cadre adéquat aux personnes handicapées ou psychiquement épuisées.
Toutes ces composantes sociales de l’agrobiologie se situent en dehors des cahiers des charges bio. Pour qu’elles soient appréciées à leur juste valeur sans passer par la contrainte, Demeter Suisse travaille depuis quelques années à la rédaction de la Charte sociale, une ligne directrice pour un engagement social volontaire et pour des relations et des rapports mutuels adéquats entre les gens.
La Charte sociale de Demeter aborde aussi la prise en compte et l’approfondissement des principes de la biodynamie, et elle invite en outre à participer à la vie culturelle et aux échanges avec l’environnement social. La rétrospective annuelle ne doit pas se limiter à l’activité personnelle mais la mettre en relation avec les besoins des collaborateurs, des clients et de l’environnement.
En réalité, même les Directives Demeter font partie de la Charte sociale, car elles remplissent un important devoir social: Lorsque le contact personnel entre les clients et les paysans n’est pas possible, elles leur permettent d’établir des relations mutuelles de fiabilité et de confiance.
La Charte sociale est une nouvelle manière de considérer le mouvement bio dans sa globalité et dans son ancrage dans le présent, et elle montre à quel point les producteurs, les transformateurs et les commerçants peuvent opérer et coopérer vers l’intérieur et vers l’extérieur.
Susanna Küffer Heer, Directrice de l’Association pour la biodynamie, Arlesheim
Table des matières 3/09
TRANSFORMATION
Avoir des collaborateurs handicapés
Les transformateurs bio emploient de plus en plus souvent des personnes qui ont un handicap mental, psychique ou corporel. Reportage en Thurgovie, la patrie de la boulangerie bio Lehmann Holzofenbeck AG et de l’Ekkharthof.
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PRODUCTION
Exit la mouche de la cerise?
Avec le Naturalis-L, jusqu’à 70 % d’efficacité, la mouche de la cerise se prend une sacrée baffe bio!
BIO SUISSE
Joie et colère lors de la conférence de presse
La conférence de presse annuelle de Bio Suisse l’a dit haut et fort: le marché suisse des produits biologiques a progressé l’année passée de plus de 11 pour-cent pour atteindre 1,44 milliard de francs. L’intention de la Confédération de supprimer les primes bio est nettement moins réjouissante, car cette mesure menace la globalité même de la pensée biologique pour la remplacer par une série de mesures spécifiques déconnectées les unes des autres.
L’AD a plusieurs fers au feu
Le Bourgeon dans les discounts? Libre-échange agricole? Engraissement des verrats? Abaisser la valeur limite des contaminations OGM? Le Bourgeon sur des canettes en aluminium? L’Assemblée des délégués du 22 avril débattra de plusieurs questions assez sensibles.
Édition 2/09
Éditorial de Urs Niggli
Notre rôle dans le monde globalisé
Nous vivons une époque écologiquement, socialement et surtout économiquement troublée par des problèmes et des défis de plus en plus globalisés. L’agriculture biologique peut fournir des solutions de la plus haute importance pour la société. Cette conclusion a nourri le 10ème Congrès scientifique de l’agriculture biologique de Zurich, qui a permis à plusieurs centaines de scientifiques et de chercheurs, mais aussi heureusement à de nombreux praticiens et paysannes, de se concerter pendant trois jours.
Les sociétés asiatiques émergentes et leurs habitudes alimentaires toujours plus occidentalisées – et donc toujours plus gaspilleuses – ont, de concert avec les énormes besoins en matières premières énergétiques, provoqué une dramatique pénurie de denrées alimentaires. Elles sont devenues si chères que les populations des pays pauvres ne peuvent quasiment plus se les permettre. La problématique est aggravée par le fait que l’augmentation de la demande provoque invariablement une intensification des systèmes agricoles et donc le pillage de nombreuses ressources naturelles, alors que les surfaces agricoles se réduisent comme peau de chagrin à cause de l’érosion et de la salinisation des sols fertiles. Les pires effets de ce cercle vicieux peuvent bien être provisoirement compensés par la déforestation des forêts primaires comme dans le bassin amazonien, ce qui lance de nouvelles terres arables et pâturables dans ce jeu cynique, mais il s’agit d’une gigantesque catastrophe pour le climat et la biodiversité. Et ces réserves en forêts primaires seront bel et bien un jour épuisées et anéanties de manière irréversible.
L’agriculture biologique fournit des solutions à ces problèmes mondialisés, mais elle doit arriver à se faire entendre et, comme cela s’est passé à Zurich lors de ce congrès, trouver le rôle qui doit être le sien. Ce rôle va bien au-delà de la production écologique d’aliments non pollués, et il ne peut plus être joué dans la confortable niche écologique que le bio s’est ménagée dans l’agriculture surproductrice conventionnelle. Nous devons abandonner cette niche. Et dehors souffle un vent particulièrement agressif.
Urs Niggli, Directeur du FiBL, Membre du comité de l’IFOAM
Table des matières 2/09
TRANSFORMATION ET COMMERCE
Des insectes auxiliaires pour les stocks
Quatre partenaires pour un projet couronné de succès: Le Fonds Coop pour le développement durable (financement), Andermatt Biocontrol AG (production, logistique), Desinfecta AG (essais) et le FiBL (direction du projet) ont testé à l’échelle industrielle l’efficacité de quatre insectes auxiliaires dans la protection des stocks agroalimentaires. Une réussite!
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RECHERCHE
Le bio et les problèmes globalisés
Le 10ème Congrès scientifique de l’agriculture biologique a vécu d’intenses discussions sur le rôle de l’agriculture biologique dans ce monde globalisé confronté à d’immenses défis. Le bio est une partie de la solution, mais il doit encore trouver son rôle et concrétiser ses perspectives.
PRODUCTION
Les Romands «biologisent» Swiss’expo
C’est la première fois que des sélectionneurs bio présentent leurs vaches bio adaptées aux conditions locales à Swiss’expo.
BIO SUISSE
Voici les premiers produits Bourgeon climatiquement neutres
Restauration bio: Accès facilité aux concepts Bourgeon
Exigences pour la stratégie de lutte contre la maladie de la langue bleue
Édition 1/09
Éditorial de Urs Brändli
Marché libre: Quelles conséquences?
On nous le serine depuis assez longtemps: le marché suisse du lait sera libéralisé en 2009. Et l’année est à peine commencée que le lait bio doit subir la même baisse de prix que le lait conventionnel. Pourtant le marché du lait bio fonctionne relativement bien. Les ventes de produits laitiers bio ont fortement augmenté ces trois dernières années. De 12 % rien qu’entre janvier et fin novembre 2008. La production n’a que peu augmenté dans le même temps, et quasiment personne n’a dû déclasser du lait bio. Le Pool joue déjà le rôle d’une bourse du lait en vendant les (derniers) surplus de lait bio au prix du marché mondial. La pression sur les prix à l’exportation ne concerne que quelques transformateurs et n’influence que très peu le marché global. Et les quantités importées en Suisse sont négligeables.
Parler de lois du marché dans ces conditions revient plutôt à vouloir faire passer des vessies pour des lanternes! Il est touchant de voir à quel point la transformation et le commerce se préoccupent de l’écoulement du lait bio. Les organisations commerciales rivalisent de sousenchères (par peur de Lidl?), et certains transformateurs prêchent depuis des années que la différence de prix avec le lait conventionnel doit diminuer. Alors qu’en Allemagne cette différence était de 22 centimes (!) en septembre dernier, pour nos «partenaires» inquiets la limite supérieure est déjà atteinte avec 12 centimes.
Faire le poing dans sa poche ne sert à rien. Les six organisations du lait bio seront encore mieux préparées – et plus unies – pour attaquer les prochaines négociations. Quand on assume des responsabilités dans la mise en valeur et qu’on fait de gros efforts de marketing pour le développement du marché, on peut tout de même exiger de vraies négociations de prix! Nous ne sommes pas des utopistes et nous ne mettrons pas en jeu les acquis de ces dernières années. Mais nous voulons que le marché du lait bio soit enfin indépendant et qu’il ait enfin, à l’ère du marché libre, le droit de fonctionner selon les lois du marché.
Urs Brändli, Président de la CT Lait de Bio Suisse et Paysan bio à Goldingen SG
Table des matières 1/09
MARCHÉ
Interview d’Albert Rösti, directeur de PSL
Le contingentement laitier appartiendra au passé dans trois mois. La transformation du marché suisse du lait se déroule de manière plutôt agitée, et le directeur de PSL essaie d’y mettre de bon ordre et coordination.
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PRODUCTION
Vaccination contre la langue bleue: Quels effets secondaires?
Suite à la première campagne obligatoire de vaccination, de nombreux éleveurs bio se sont plaints l’année passée des effets secondaires manifestés par leurs bêtes. Les résultats d’une enquête du FiBL.
ICI ET MAINTENANT
Connaître l’avenir bio
Lors de la Journée bio de novembre 2008, 230 paysannes et paysans bio ont discuté de leur avenir avec des politiciens, des économistes et des représentants de leurs organisations professionnelles.
MARCHÉ
Quand la pub mise sur l’éthique
Les fermes bio particulièrement engagées dans l’écologie, le social ou la culture peuvent en faire état dans leur publicité et leurs relations publiques. Un projet international étudie la meilleure manière de le faire.
Du lait dans le sac à dos
Une boille à dos pas comme les autres: un distributeur de boisson portatif.
Édition 10/08
Éditorial de Roland Wyss-Aerni
Pingu et l’agrotourisme
J’ai raconté récemment à mon fils l’histoire de Pingu et de Pingo qui veulent bâtir un igloo pour y passer la nuit. Comme ils ne sont pas d’accord sur l’emplacement exact de l’igloo, chacun commence à construire pour soi-même. Seulement voilà, il n’y a pas assez de blocs de glace pour construire deux igloos, et ils se chamaillent tellement pour le dernier bloc que les deux igloos s’écroulent.
Pingu et Pingo voient alors qu’ils doivent collaborer: ils se réconcilient, construisent ensemble un grand igloo bien solide, l’aménagent puis y dorment confortablement.
Cette histoire de nuit sur la glace m’a remémoré les nuits sur la paille. Il semble bien que, dans l’agrotourisme aussi, chacun préfère faire quelque chose tout seul plutôt que de coopérer avec d’autres. Une comparaison avec l’Autriche montre ce qu’on aurait à gagner en se chamaillant moins: chez nos voisins, le tourisme dans les fermes rapporte un demi-milliard de francs par année... contre 35 millions en Suisse. Selon le Groupement suisse pour les régions de montagne (SAB), le bilan mitigé de la Suisse est avant tout dû à la dispersion de l’offre et au manque de collaboration entre les offreurs. Alors que l’Autriche a mis sur pied une vaste organisation dont le logo garantit certaines normes de qualité, en Suisse il y a plusieurs organisations qui cherchent à s’attirer les bonnes grâces des vacanciers. Sans compter les milliers de personnes qui proposent sans aucune coordination des possibilités d’hébergement ou de restauration.
Il y a quand même aussi d’autres raisons: restrictions persistantes au niveau de l’aménagement du territoire qui empêchent les paysans de construire des habitations, manque de reconnaissance de l’agrotourisme par la politique fédérale et cantonale.
Il semble cependant que quelque chose est en train de bouger dans le petit monde de l’agrotourisme. Sous la houlette de l’Union suisse des paysans, les trois grandes organisations se sont en effet réunies sur une même plate-forme. L’impulsion est venue – comment pourrait-il en être autrement – de l’argent: la Confédération n’octroie de contributions financières que s’il y a collaboration.
Morale de l’histoire: Il faut souvent une pression extérieure pour débloquer une situation. Par exemple quand on manque d’argent. Ou de blocs de glace.
Roland Wyss-Aerni, LID
Table des matières 10/08
PRODUCTION
Cornes en stabulations libres: c’est possible!
Le bon fonctionnement des stabulations libres pour vaches cornues repose sur des dimensions généreuses et sur une bonne conception architecturale, mais aussi sur une bonne relation hommeanimal.
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PROTECTION DES ANIMAUX
Les barbelés piègent les animaux sauvages
Les barbelés sont dangereux pour les animaux sauvages, qui peuvent aussi dépérir ou s’étouffer en s’emberlificotant dans les clôtures en treillis noué ou les flexinets.
RECHERCHE
Ateliers de recherche pour praticiens
Pour la première fois, le congrès scientifique de l’agriculture biologique organisé à la mi-février par l’EPFZ propose aussi des ateliers très intéressants pour les producteurs et les conseillers.
AGROTOURISME
Un revenu accessoire plein d’avenir?
Alors que les fermes autrichiennes font beaucoup d’argent avec les nuitées, la restauration et les loisirs, la Suisse piétine et stagne, apparemment par manque de coordination de l’offre.
FORMATION
Aboutissement de la formation pilote bio
Après la phase pilote, les idées avancées par Bio Suisse ont largement pu s’imposer.
CONTRÔLE ET CERTI F ICATION
Niklaus Wynistorf, le patron de BTA, se retire
Niklaus Wynistorf se cherche un successeur pour prendre les rênes de cette BTA (Bio Test Agro AG) qu’il a créée et développée avec tant de conviction, d’engagement et de persévérance
Édition 9/08
Éditorial de Alfred Schädeli
Vaccination obligatoire: Crainte et confiance
Les épizooties et les épidémies font peur. La discussion sur la campagne 2009 de vaccination obligatoire contre la maladie de la langue bleue doit tenir compte de ce fait. Moins une maladie qui fait son apparition chez nous est connue, plus les craintes sont fortes et plus le désir de tout faire pour l’éradiquer est urgent. On peut toujours ensuite évaluer à posteriori qu’on n’a pas mis l’accent sur les bons aspects et qu’on a fait de l’excès de zèle, comme par exemple dans le cas du confinement des volailles à cause de la grippe aviaire. Les mesures de police des épizooties doivent pourtant être ordonnées au moment de l’apparition d’une maladie contagieuse, on ne peut pas tout d’abord attendre deux ans pour amasser des expériences. Impossible donc d’exclure toute erreur décisionnelle. Et à part leurs fonctions vétérinaires, les mesures de ce type jouent aussi toujours le rôle de pilule tranquillisante. Elles ne luttent pas seulement contre l’épizootie mais aussi contre la peur qu’elle suscite.
Sous la pression de certaines organisations agricoles, l’Office vétérinaire fédéral a en un temps record trouvé suffisamment de vaccin et rendu obligatoire la vaccination contre la maladie de la langue bleue. Il faut maintenant se demander si on n’a pas agi de manière précipitée – surtout quand on voit que chaque canton peut agir différemment. Et il semble, d’après les expériences faites en Allemagne et en France, que la maladie soit moins dangereuse que ce qu’on craignait.
Aussi bien en médecine vétérinaire qu’humaine, les discussions deviennent vite émotionnelles quand il s’agit de vaccinations. L’Office fédéral de la santé publique n’a pas le pouvoir d’imposer une vaccination contre la grippe, la rougeole, les oreillons ou la rubéole, mais il le réclame toujours plus clairement. Là aussi, il y a des opposants qui argumentent tout aussi émotionnellement que les partisans des vaccinations. Le jugement de chacun est ici empreint de son attitude fondamentale à l’égard de la vie, de son rapport intime avec la peur et la confiance. La Confédération ne devrait donc prendre des mesures de contrainte qu’en cas d’extrême urgence.
Alfred Schädeli, rédacteur bio actualités
Table des matières 9/08
PRODUCTION
Résistance contre la vaccination obligatoire
La résistance des paysans bio contre le programme obligatoire de vaccination contre la langue bleue s’organise autour de Matthias von Euw, un paysan bio du canton de Thurgovie.
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ÉCOLOGIE
Le bio, c’et top pour les biotopes!
Les paysans bio installent nettement plus d’éléments écologiques sur leurs terres que leurs homologues conventionnels en PER.
L’agriculture biologique et la protection de la nature forment un beau couple
L’agriculture biologique est une bonne base pour la protection de la nature, mais les compensations écologiques peuvent être améliorées dans de nombreuses fermes.
TOUR D’HORIZON
L’automne Bourgeon d’ouest en est
Rétrospective haute en couleur sur les marches bio qui ont enchanté nos yeux et nos papilles cet automne.
MARCHÉ
Fourrages grossiers Bourgeon: Un marché en cours de développement
Le nombre de marchands de fourrages grossiers sous licence Bourgeon augmente. Il manque toujours de produits à base de maïs.
CONSEILS
Fourrages grossiers et stabulations entravées
La rubrique «Conseils» se penche elle aussi sur la question des fourrages grossiers.
Édition 8/08
Éditorial de Cäsar Bürgi
Langue bleue: Contre l’obligation de vacciner
Voilà bien une année qu’on parle d’une nouvelle maladie qui frappe nos ruminants. Vétérinaires et Confédération ont décidé que la maladie de la langue bleue est une épizootie. Pour des raisons économiques, diverses fédérations d’élevage défendent son éradication par vaccination obligatoire de tous les bovins, ovins et caprins.
Je ne peux pas comprendre ce choix. Après une infection, les bovins possèdent des anticorps qui les protègent pendant plus d’une année. La vaccination annuelle de tout le cheptel est-elle vraiment justifiée et raisonnable? De nombreux animaux sauvages sont des ruminants. Ne peuvent-ils pas aussi former des réservoirs infectieux, porter le virus et le transmettre?
Des questions se posent, surtout en agriculture biologique: pouvons-nous vivre avec une Nature en perpétuel changement ou devons-nous essayer par tous les moyens d’éviter toute nouvelle maladie? N’y a-t-il aucune possibilité naturelle et durable? À quelles conséquences les éleveurs doivent-ils s’attendre s’ils font vacciner des vaches portantes et des taureaux reproducteurs? Ces questions n’ont jusqu’ici reçu comme réponses que des suppositions et de curieuses considérations sur le rapport risques:bienfaits. J’aimerais qu’on donne sa chance à la capacité de survie de la Nature, cette nature avec laquelle je travaille en permanence.
Les paysans et les paysannes doivent pouvoir décider eux-mêmes s’ils veulent faire vacciner leurs bêtes. J’aimerais donc que Bio Suisse et le FiBL s’engagent en faveur de la levée de l’obligation de vacciner. De toute l’Europe comme du proche voisinage nous parviennent des nouvelles alarmantes sur les conséquences néfastes de cette vaccination, mais elles ne sont malheureusement pas toutes portées à la connaissance du public.
La détresse dans laquelle se trouvent les éleveurs qui remettent en cause ou refusent la vaccination me navre. Nous sommes mis sous tutelle, et cela dans un pays où formation, transparence, droits de l’homme et droits des animaux ne sont pas sensés être de vains mots. Et ce n’est certainement pas la dernière nouvelle maladie avec laquelle nous devrons apprendre à vivre...
Cäsar Bürgi, Paysan bio, Membre de la Commission technique Viande de Bio Suisse, Membre du Comité d’ABV
Table des matières 8/08
MARCHÉ
Le marché du lait bio est stable
Malgré les nouvelles turbulences du marché du lait conventionnel et les signaux négatifs provenant de l’étranger, le marché suisse du lait bio est apaisé.
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Les prix des céréales bio s’envolent
Les céréales bio sont si demandées que des prix record sont payés dans l’UE. Les prix augmentent aussi en Suisse.
Le porc bio marche bien
Les porcs et les gorets bio atteignent des prix record, mais il y a encore beaucoup à faire dans d’autres secteurs du bétail de boucherie.
ÉCOLOGIE
Poutze verte pour plus d’écologie
L’utilisation des produits de nettoyage écologiques boume moins fort que la consommation des denrées alimentaires biologiques.
ICI ET MAINTENANT
Suisse-UE: Les échanges changent
Des lauriers pour Urs Niggli
CONTRÔLE ET CERT I F ICAT ION
Un portail internet pour economiser du papier
BIO SUISSE
Bio Suisse a encore beaucoup de devoirs
L’AD se penche sur de nouveaux outils de gestion
Édition 7/08
Éditorial de Res Bärtschi
100 pour-cent pour, 100 pour-cent contre?
On le sait maintenant clairement et irrémédiablement: les ruminants devront recevoir une alimentation 100 % bio. On a négocié à tous les niveaux, même jusqu’à Bruxelles, mais rien à faire.
Les seules solutions durables pour s’en sortir dans cette situation sont connues depuis longtemps: soit on s’organise pour avoir assez de fourrages bio, soit on met ses menaces à exécution et on abandonne définitivement l’agriculture biologique. Comme ça, les bureaucrates à l’oeuvre à Berne, à Bâle et à Bruxelles verront où leur rigidité nous a menés. Ceux qui avaient naguère reçu le mandat de protéger l’agriculture biologique sont donc devenus ses fossoyeurs.
Ce jugement est-il correct? Regardons dans le Cahier des charges de Bio Suisse. Et aussi dans le premier, cette petite brochure datant de 1980. On devrait quand même y trouver ce qu’on entendait à l’origine par agriculture biologique. Eh bien, on trouve dans les deux ouvrages pratiquement les mêmes phrases: que le cheptel doit être adapté à la surface agricole utile, que les fourrages doivent provenir de la ferme et que les achats ne peuvent être que des compléments. J’en viens donc à conclure que nos pionniers avaient déjà pour vision une alimentation animale 100 % bio. Il est vrai que la marge de manoeuvre était alors très grande en cas de manque de fourrage – mais les obstacles à surmonter étaient aussi autrement plus grands que maintenant. L’agriculture biologique a déjà réussi beaucoup plus que ce qu’on croyait possible. De nombreux problèmes ne sont néanmoins pas encore résolus, et je pense qu’ils sont bien répartis entre plaine et montagne. Tous ont donc leurs soucis, mais si je regarde tout ce qui se passe, je suis très confiant: les cycles ont de l’avenir, et l’agriculture biologique est des plus avancées dans ce domaine.
On trouvera dans ce bio actualités quelques composants fourragers qui peuvent contribuer à résoudre les problèmes d’affouragement. Ce ne sont pas des recettes miracles – mais quel paysan bio aime les recettes miracles?
Res Bärtschi, Président de la CLA (Commission de labellisation agricole)
Table des matières 7/08
PRODUCTION
Quatre stratégies pour l’affouragement bio
Comment les fermes de montagne qui font du lait de non-ensilage se débrouillent-elles avec les nouvelles directives, qui exigent des rations sans bouchons de maïs conventionnel? Quatre portraits.
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Seule la classe Top est assez bonne
L’assortiment variétal des céréales panifiables biologiques doit se rétrécir, et la Commission technique Grandes cultures a décidé que ce sont les variétés de la classe 1 qui en feront les frais.
Légumineuses contre engrais de ferme
Avant un maïs ou des légumes tardifs, les fermes sans bétail peuvent très bien enrichir leurs sols avec des légumineuses en engrais vert.
Porcs à l’engrais: Un projet de low-input
Un projet de recherche pour implanter l’engraissement porcin dans la rotation des cultures cherche des fermes pionnières.
ÉCOLOGIE
Le Bourgeon veut des emballages modérés
Les emballages protègent les produits et les présentent dans les rayons de magasins, mais jusqu’où emballer est-il encore écologique? C’est une question que le Bourgeon veut se poser.
Édition 6/08
Éditorial de Peter Klocke
Une langue bleue qui fait voir rouge
La vaccination de tous les ruminants agricoles contre la maladie de la langue bleue a commencé. La foudroyante propagation de l’épizootie dans le nord du pays a imposé une réaction rapide. Trop rapide, selon de nombreuses personnes. Le vaccin contient beaucoup d’inconnu et suscite des craintes. Les anti-vaccins veulent empêcher la vaccination de leurs troupeaux en partie à cause de doutes fondamentaux contre les vaccinations et en partie à cause des questions qu’ils se posent au sujet de la sécurité de ce vaccin-là.
Du côté négatif on trouve des arguments comme les possibles effets secondaires pour les animaux vaccinés, la contamination des bêtes et des aliments par des métaux lourds, le doute quant à l’efficacité du vaccin. Personne, et surtout pas le FiBL, ne veut balayer ces craintes en prétendant qu’elles sont totalement infondées.
La vision d’ensemble fournit cependant une autre image. L’épidémiologie est la science qui s’occupe du contrôle des épizooties. Sans se limiter à un seul pays, elle tient compte principalement de deux aspects: la propagation de la maladie et l’évaluation des risques. Les faits sont désespérément simples: La langue bleue ne s’arrête ni aux frontières des États ni à celles des systèmes agricoles. Sans vaccination, le risque de l’introduire ailleurs et celui de la voir s’installer durablement en Europe sont immenses. Les risques d’effets secondaires après une vaccination sont par contre faibles. Apprenons à penser épidémiologiquement, soupesons et comparons les risques avant de décider de refuser cette vaccination.
L’agriculture biologique a du succès parce qu’elle s’oppose aux principes technocratiques et aux interventions chimiques. Refuser cette vaccination peut certes nous donner l’impression d’être cohérents dans notre marche à contrecourant, mais une telle décision ne peut que contrecarrer le but commun de tous les éleveurs, qui ne peut être que l’élimination rapide du virus.
Peter Klocke est responsable du groupe Santé animale du FiBL
Informations et forum de discussion sur la maladie de la langue bleue:
Dossier : Langue bleue
Table des matières 6/08
ICI ET MAINTENANT
Libre-échange: Discussion avortée
Le 8ème Sommet Bio de Zofingue était consacré au libre-échange agricole. Le débat prévu a été paralysé par les critiques fondamentalistes et les accusations péremptoires.
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PRODUCTION
On cherche des producteurs de colza bio
Le colza n’est pas une culture facile. Du moins pas en bio. Elle est cependant intéressante – même économiquement. Et la demande d’huile de colza bio dépasse largement l’offre.
ÉCOLOGIE
C’est bio dedans – Mais autour?
Bio Suisse révise sa réglementation pour les emballages.
Édition 5/08
Éditorial de Maya Graf
Une bonne nouvelle suisse
La bonne nouvelle venue de Suisse m’a rattrapée à Bonn, en pleine conférence de presse sur le succès des régions sans OGM qui fleurissent en Europe et en Suisse. Pour une fois, j’étais fière du gouvernement de notre pays! J’ai même été jalousée par les participantes et les participants à la conférence Planet Diversity car, jusqu’ici, la Suisse est le seul pays du monde où la population a pu décider démocratiquement d’avoir une agriculture sans OGM.
Cette conférence impressionnante a réuni 600 personnes de 90 pays venues pour échanger leurs expériences sur ce que devrait être l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation pour qu’elles soient au service de tous: durables, locales, diversifiées et sans OGM. Le soir même de la décision du Conseil fédéral, la délégation du GTG présente à Bonn a spontanément organisé une petite fête: une tourte garnie de bougies traçant le nombre 2013, des drapeaux «Suisse sans OGM» et des amis du monde entier! Le scientifique Hans Rudolf Herren, coauteur du rapport agricole mondial de l’ONU et de la Banque Mondiale récemment approuvé par 60 pays, était assis à la même table. Si on cherche dans ce rapport de plus de 2000 pages l’importance de l’ingénierie génétique pour l’avenir de l’alimentation mondiale, on finira quand même par trouver quelques pages qui lui sont consacrées. Et qui ne la mentionnent que comme une possibilité parmi de nombreuses autres – d’ailleurs souvent considérées comme meilleures qu’elle.
En proposant de préparer une prolongation du moratoire sur les OGM jusqu’en 2013, le Conseil fédéral a su anticiper et agir intelligemment. En effet, le moratoire sur les OGM n’a apporté que des avantages à la Suisse: aux consommateurs il garantit des aliments non transgéniques, aux agriculteurs des avantages commerciaux, aux transformateurs et aux grands distributeurs l’économie des coûts engendrés par la séparation des flux des marchandises, et enfin à la recherche le calme dont elle a besoin pour travailler. Il ne reste plus qu’au Parlement à faire preuve de la même intelligence.
Maya Graf, Conseillère Nationale des Verts BL, Présidente du Groupe de travail génie génétique GTG
Table des matières 5/08
TRANSFORMATION
Boissons multicolores pour soif verte
Biologiques et même parfois Bourgeon, limonades branchées et thés froids dans le vent s’immiscent dans le marché hyper dynamique des boissons sucrées.
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ICI ET MAINTENANT
Mi-temps pour le moratoire sur les OGM
Pour la mi-temps du moratoire de cinq ans sur les OGM, le Conseil fédéral propose une prolongation de trois ans.
GESTION AGRICOLE
Des paniers remplis de bonnes idées
L’agriculture contractuelle peut se révéler extrêmement intéressante pour les petites fermes et même assurer leur survie.
MARCHÉ
Produits de convenience à base de tofu bio
La fabrique de tofu Noppa AG de Rüti ZH mise sur du soja bio de Suisse romande pour pouvoir fabriquer des produits de haute qualité.
Ça vaut la peine de faire du bio aux Grisons
Une enquête socio-économique répond aux questions posées par le boum bio des Grisons.
Yardo est repris par BioPartner
Le supermarché bio de St.-Gall a été repris par le grossiste Bio Partner.
PRODUCTION
Faites plus de patates et de maïs bio!
Le marché est fortement demandeur, et il y a de la place pour de nouveaux producteurs.
Édition 4/08
Éditorial de Alfred Schädeli, rédacteur bioactualités
Corde raide pour foin bio
«Comme dans l’UE, les vaches bio suisses devront bientôt manger uniquement des fourrages bio». Le matin de l’Assemblée des délégués de Bio Suisse, le 23 avril, la radio DRS a parlé aux nouvelles, juste après Clinton et Obama, de cette décision de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) de prolonger de trois ans la période transitoire pour l’alimentation animale 100 % bio. Bio Suisse avait exigé ce «report de la modification du plan d’affouragement» parce que les fourrages bio sont «chers et difficiles à trouver». La Confédération garantit ainsi aux paysans bio un «nouveau délai de grâce» – pour autant que l’UE soit d’accord. L’information était correcte, mais donnée avec une pointe de moquerie mordante impossible à ignorer.
Le lait bio est pourtant plus cher dans les magasins, m’a expliqué ma fille, donc l’alimentation des vaches peut aussi être plus chère. Il me restait à peine quelques minutes pour lui expliquer les tenants et aboutissants de l’affaire avant qu’elle parte pour l’école. Est-ce qu’elle préférerait que les fourrages viennent de très loin, lui ai-je demandé. Non, mais…
Il y a de bonnes raisons de prolonger cette période transitoire, mais il est difficile de les expliquer aux consommateurs de produits bio. Ils pensent en effet que les vaches bio ne reçoivent forcément que des fourrages bio. «Bourgeon dessus, bio dedans», promet quand même Bio Suisse depuis des années.
Patrick Aebi de l’OFAG et Jacqueline Forster de Bio Suisse ont bien réussi à expliquer les raisons de cette décision dans le temps très bref qui leur était imparti dans l’émission. «Et voilà à quoi on en est», critiquait par contre un paysan bio de vieille date lors de l’AD de Bio Suisse à Olten entre deux bouchées de sandwich, «Bio Suisse doit maintenant prier l’OFAG de demander à Bruxelles comment on doit nourrir nos vaches.»
Tenir compte de tous ces points de vue et ramener sous un même chapeau des besoins parfois contradictoires est un exercice de corde raide très délicat qui ne supportera certainement pas que de nombreux autres «délais de grâce» soient accordés aux paysans bio.
Table des matières 4/08
BIO SUISSE
Nouvelles têtes, nouvelles idées
Le 23 avril à Olten, l’Assemblée des délégués de Bio Suisse a élu un nouveau Comité et a planté les jalons du nouveau Concept directeur de la Fédération. Les fermes bio fédérales pourront s’affilier aux organisations membres de Bio Suisse.
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GESTION AGRICOLE
Il faut du courage pour se restructurer
Réorienter la production de sa ferme nécessite courage, conviction et confiance en soi. Car les défis techniques se doublent d’obstacles sociaux.
COMMERCE
Coop: Naturaplan fait peau neuve
Place à la sobriété visuelle: Toute la ligne graphique de Naturaplan a été repensée pour mettre en avant le bio et le Bourgeon.
QUALITÉ
Comment éviter les traces de pesticides
Des traces de pesticides avaient été trouvées dans les vins bio en 2000. Un nouveau rapport sur les possibles voies d’immission vient d’être publié.
CONCOURS
Défi: Photographier la vie des fermes bio
BIO ACTUALITÉS
Le bio actualités des internautes
Internet accueille un nouveau site, celui du bio actualités. Objectif: Fluidifier et accélérer l’information.
Édition actuelle: 3/08
Éditorial de Felix Lang
Un «oui mais» tout à fait réfléchi
Le mandat de négociation d’un accord de libre-échange agricole avec l’UE vient d’être attribué, mais on ne sait pas encore quels ennuis cela va attirer sur l’agriculture suisse. Il est important de savoir que le «libre-échange» est prôné avant tout par les forces élitaires championnes de la globalisation. Nous sommes un peuple lucide, et notre tradition de démocratie directe fonctionne bien. Ceux qui refusent à priori toute négociation méconnaissent ces forces, n’ont aucune vision pour un marché équitable sans protectionnisme ou ont d’autres buts personnels (libre-échange avec les USA). Ne pas négocier signifie capituler sans mot dire devant les puissants des économies européennes. Une telle attitude serait indigne des paysannes et paysans bio que nous sommes.
Nous avons confiance en notre démocratie, et l’agriculture biologique a tout sauf des buts purement égoïstes. L’orientation de la «troisième voie» proposée par Bio Suisse pour ces négociations correspond donc exactement à notre naturel bio. Et cela ne signifie absolument pas que nous serons obligés de dire oui au résultat des négociations. Notre «oui mais» oppose donc aux dirigeants élitaires européens et à leurs alliés suisses une opposition typiquement suisse!
Notre position d’opposition constructive (oui mais) doit être soutenue par une large coalition de toutes les organisations (y.c. l’USP) qui ont victorieusement soutenu l’initiative «sans OGM». Sans compter que ça pourra toujours former une base forte en cas de référendum.
La crédibilité et l’unité ont besoin des minorités. Un accord qui liquiderait la moitié des entreprises maraîchères? Inacceptable! Nous savons tous ce qui ne doit pas se passer. Il faut maintenant savoir comment la «troisième voie» peut s’appliquer aux différentes branches spéciales. Il faudra faire preuve de réflexion sectorielle proactive tout en gardant la vue d’ensemble. Ou bien les paysannes et paysans suisses préfèrent-ils tout abandonner aux dictateurs de l’économie pour n’avoir plus qu’à dire oui ou non?
Felix Lang, Coprésident de Bio Nordwestschweiz et membre du comité du
VKMB, Rohr bei Olten SO
Table des matières 3/08
RESTAURATION
Le premier Guide de la restauration Bourgeon
Deux portraits de cuisines Bourgeon, l’une dans un hôtel et l’autre sur roues, précèdent le premier guide qui recense toute la restauration Bourgeon. Toute? Toute.
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BIO SUISSE
Ceux qui s’en vont et ceux qui s’en viennent
Quatre membres du Comité de Bio Suisse se retirent. Et les sept sièges à repourvoir attirent quatre candidats sortants et sept nouveaux.
La Romandie en tête de la croissance bio
Les nouvelles statistiques du marché bio sont là. Croissance globale de 7,7 pour-cent et, ô bonheur, de 9 pour-cent en Suisse romande.
POLITIQUE
La qualité, condition sine qua non pour accepter le libre-échange
Bio Suisse peut accepter la perspective d’un accord de libre-échange agricole avec l’UE, mais seulement à la condition que l’ensemble de l’agriculture suisse se dote d’une véritable stratégie de qualité.



























